{"id":854,"date":"2017-11-11T21:54:25","date_gmt":"2017-11-11T20:54:25","guid":{"rendered":"http:\/\/lunipop.fr\/?p=854"},"modified":"2017-11-11T21:54:25","modified_gmt":"2017-11-11T20:54:25","slug":"sociologie-des-classes-populaires-contemporaines-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lunipop.fr\/?p=854","title":{"rendered":"Sociologie des classes populaires contemporaines (2015)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy, <em>Sociologie des classes populaires contemporaines<\/em>, Paris, Armand Colin, coll. \u00ab U Sociologie \u00bb, 2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face \u00e0 l\u2019abondance des analyses centr\u00e9es sur les identit\u00e9s, les religions, les origines, le genre, certains chercheurs prennent le parti de revenir \u00e0 des concepts plus traditionnels d\u2019analyse sociale, faisant retour \u00e0 la notion de \u00ab classe \u00bb, ainsi qu\u2019en atteste l\u2019ouvrage paru en 2015, propos\u00e9 par un collectif d\u2019universitaires en sociologie.<br \/>\nCes universitaires s\u2019efforcent dans un premier temps de rendre compte de la substitution de la notion de \u00ab classes populaires \u00bb \u00e0 celle de \u00ab classe ouvri\u00e8re \u00bb dans le champ de la sociologie depuis les ann\u00e9es de 1960. Ils posent qu\u2019il ne s\u2019agit pas simplement d\u2019une question de vocabulaire mais d\u2019un glissement id\u00e9ologique. S\u2019ils discutent de la notion de classe populaire, ils finissent par la valider en faisant \u00e9tat du rapprochement entre ouvriers et employ\u00e9s (statuts professionnels, revenus \u00e9conomiques, niveaux d\u2019\u00e9tudes, mode de vie\u2026), donn\u00e9es statistiques \u00e0 l\u2019appui. Si des disparit\u00e9s sont mises en \u00e9vidence, il n\u2019en reste pas moins qu\u2019ouvriers et employ\u00e9s partagent, d\u2019apr\u00e8s les auteurs, la m\u00eame condition de \u00ab domin\u00e9 \u00bb dans la soci\u00e9t\u00e9. C\u2019est cette notion de \u00ab domin\u00e9 \u00bb, tr\u00e8s pr\u00e9sente dans l\u2019ouvrage, qu\u2019il convint aussi de questionner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>De la sociologie de la classe ouvri\u00e8re \u00e0 la sociologie des classes populaires<\/strong><br \/>\nLe terme de \u00ab classes populaires \u00bb s\u2019expose dans la sociologie fran\u00e7aise dans les ann\u00e9es 1970 mais la notion de \u00ab classe ouvri\u00e8re \u00bb, alors tr\u00e8s ancr\u00e9e dans les analyses sociales, reste pr\u00e9pond\u00e9rante jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980. C\u2019est \u00e0 partir des ann\u00e9es 1990 puis 2000 que cette notion de \u00ab classes populaires \u00bb est reprise, d\u00e9velopp\u00e9e et approfondie par de nombreux sociologues. Selon les auteurs,<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\u00ab [\u2026] en passant de la \u201cclasse ouvri\u00e8re\u201d aux \u201cclasses populaires\u201d, on n\u2019op\u00e8re pas une simple substitution. Les deux cat\u00e9gories portent en effet sur des groupes en partie diff\u00e9rents et, loin d\u2019\u00eatre seulement une cat\u00e9gorie descriptive, la notion de \u201cclasses populaires\u201d a une port\u00e9e analytique qui la distingue de celle de \u201cclasse ouvri\u00e8re\u201d \u00bb.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\nL\u2019usage de la notion de \u00ab classes populaires \u00bb, marque ainsi un glissement id\u00e9ologique, en tant que cons\u00e9quence de deux facteurs : les transformations sociales et l\u2019histoire intellectuelle li\u00e9e \u00e0 ces transformations.<br \/>\nCe qui est entendu par \u00ab transformations sociales \u00bb concerne les transformations du monde du travail, la diminution du nombre d\u2019ouvriers, l\u2019\u00e9mergence d\u2019un groupe d\u2019ouvriers tr\u00e8s qualifi\u00e9s, la tertiairisation des emplois. Ces \u00e9volutions auraient rendu les ouvriers moins visibles au sein du salariat d\u2019ex\u00e9cution expliquant en partie l\u2019effacement de la notion de \u00ab classe ouvri\u00e8re \u00bb. Parall\u00e8lement \u00e0 ces transformations du monde \u00e9conomique, de nouvelles recherches se sont d\u00e9velopp\u00e9es en sociologie inscrivant les mondes ouvriers au sein de mondes populaires plus vastes. La place occup\u00e9e au sein des rapports sociaux de production n\u2019est plus un objet principal d\u2019\u00e9tude, ce sont les modes de vie qui deviennent centraux (les rapports de genre, les pratiques vestimentaires, l\u2019ameublement, l\u2019alimentation, les rapports \u00e0 la culture dite l\u00e9gitime, \u00e0 l\u2019\u00e9cole, aux loisirs, au corps, \u00e0 la politique\u2026). Les ouvriers sont ainsi rapproch\u00e9s des employ\u00e9s, des petits artisans et commer\u00e7ants, voire des agriculteurs, selon les domaines. Les pr\u00e9curseurs de ces recherches, notamment Richard Hoggart et Pierre Bourdieu pr\u00e9tendent ainsi rompre avec l\u2019ouvri\u00e9risme et se d\u00e9marquer des analyses marxistes. De nombreux autres sociologues s\u2019inscriront par la suite dans la m\u00eame logique : Jean-Claude Passeron, Claude Grignon, Claude Dubar, Jean-Pierre Terrail, Michel Verret, Olivier Schwartz. Ainsi, \u00ab les analyses en termes de classes sociales se transforment donc au cours des ann\u00e9es 1980 et 1990 : elles ne disparaissent pas mais leur contenu th\u00e9orique s\u2019efface et laisse place \u00e0 des usages plus souples parfois \u201cfourre-tout\u201d. \u00bb.<br \/>\nDans le prolongement de ces analyses, les repr\u00e9sentations politiques du r\u00f4le des ouvriers changent aussi. Les auteurs font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Pierre Belleville (Une nouvelle classe ouvri\u00e8re, 1962), Serge Mallet (La nouvelle classe ouvri\u00e8re, 1963), Alain Touraine :<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\u00ab Tous deux mettent en avant l\u2019\u00e9mergence d\u2019un groupe d\u2019ouvriers tr\u00e8s qualifi\u00e9s et de techniciens de l\u2019industrie \u00ab de pointe \u00bb incarnant une \u00ab modernit\u00e9 \u00bb ouvri\u00e8re et \u00e9tant d\u00e9sormais plus \u00e0 m\u00eame de porter une conscience de classe et un projet politique que les ouvriers de la grande industrie traditionnelle \u00bb.<br \/>\n\u00ab Selon A. Touraine, le \u201cmouvement ouvrier\u201d n\u2019est plus \u00e0 m\u00eame de peser sur le \u201csyst\u00e8me d\u2019action historique\u201d, tandis qu\u2019\u00e9mergent de \u201cnouveaux mouvement sociaux\u201d (\u00e9cologistes, f\u00e9ministes), port\u00e9s par d\u2019autres groupes (salari\u00e9s de l\u2019\u00e9ducation ou de l\u2019information) dont le r\u00f4le devient essentiel. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\nAu-del\u00e0 de l\u2019effacement de la notion de \u00ab classe ouvri\u00e8re \u00bb, on en vient \u00e0 nier son r\u00f4le politique dans la soci\u00e9t\u00e9 et \u00e0 la rel\u00e9guer \u00e0 une place secondaire. Les auteurs rendent compte de ce glissement dans la discipline sociologique, sans se prononcer sur sa signification historique.Ils ne d\u00e9sapprouvent pas l\u2019utilisation du terme \u00ab classes populaires \u00bb tout en soulignant son impr\u00e9cision.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La caract\u00e9risation des classes populaires<\/strong><br \/>\nBien que la notion de \u00ab classes populaires \u00bb se soit impos\u00e9e dans le champ de la sociologie, les auteurs de l\u2019ouvrage d\u00e9plorent que cette notion n\u2019\u00e9voque qu\u2019une vague homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, ne d\u00e9signant qu\u2019un simple agr\u00e9gat amalgamant les cat\u00e9gories d\u2019ouvriers et d\u2019employ\u00e9s. Ils se proposent de proc\u00e9der \u00e0 un examen attentif de tout un ensemble de travaux r\u00e9cents, que ceux-ci portent sur les in\u00e9galit\u00e9s sociales qui affectent les \u201cgroupes domin\u00e9s\u201d, leurs ressources, leurs modes de vie, leur morale, les rapports qu\u2019ils entretiennent avec les institutions et la politique, ou encore les rapports de genre, de g\u00e9n\u00e9ration et d\u2019appartenance nationale ou \u201cethno-raciale\u201d en leur sein.<br \/>\nSur la base de donn\u00e9es statistiques, ils \u00e9tablissent que, du fait de leurs faibles ressources \u00e9conomiques (en termes de revenus ou \u00e0 fortiori de patrimoine), ouvriers et employ\u00e9s ont des modes de consommation et de logement similaires. Autre similitude, les destins sociaux des enfants d\u2019ouvriers et employ\u00e9s se sont rapproch\u00e9s, il faut dire que les alliances entre hommes ouvriers et femmes employ\u00e9es sont de plus en plus fr\u00e9quentes. La composante immigr\u00e9e est d\u00e9sormais aussi importante dans la cat\u00e9gorie des employ\u00e9s que dans celle des ouvriers. Les conditions de travail sont tr\u00e8s proches : bas salaires, incertitude de l\u2019emploi (ch\u00f4mage, CDD, sous-emploi, s\u00e9lectivit\u00e9 accrue du recrutement), duret\u00e9 (cumul des p\u00e9nibilit\u00e9s physiques et mentales) et contr\u00f4le du travail, faible perspective d\u2019ascension professionnelle. L\u2019attachement au travail pour les uns ou les autres est tr\u00e8s fort, \u00ab le travail, une valeur centrale dans les classes populaires \u00bb. \u00ab Ce sont pr\u00e9cis\u00e9ment les cat\u00e9gories sociales dont les conditions de travail sont les plus p\u00e9nibles, les r\u00e9mun\u00e9rations les plus faibles et les risques de ch\u00f4mage les plus forts qui font du travail l\u2019une des conditions essentielles du bonheur. \u00bb. Concernant le rapport \u00e0 la politique, pour les ouvriers comme pour les employ\u00e9s, les auteurs notent une d\u00e9mobilisation et une prise de distance accrue par rapport aux partis politiques qui s\u2019\u00e9taient donn\u00e9 pour objectif, jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1970, de repr\u00e9senter la \u00ab classe ouvri\u00e8re \u00bb.<br \/>\nS\u2019il existe des disparit\u00e9s entre ouvriers et employ\u00e9s (caract\u00e8re \u201cgenr\u00e9\u201d des groupes, diff\u00e9rences culturelles, lieux d\u2019habitation rural ou urbain, rapports \u00e0 la sant\u00e9, au corps, aux loisirs\u2026), elles ne suffisent pas \u00e0 les diff\u00e9rencier socialement :<br \/>\n\u00ab Si cette condition salariale commune est loin d\u2019alimenter un sentiment d\u2019appartenance \u00e0 une m\u00eame classe sociale, tant les in\u00e9galit\u00e9s selon la qualification, le statut d\u2019emploi, l\u2019origine, introduisent pr\u00e9cis\u00e9ment des clivages et tensions dans les relations de travail, elle emp\u00eache cependant de conclure \u00e0 un \u00e9clatement du salariat subalterne. [\u2026] L\u2019examen des proximit\u00e9s et diff\u00e9rences entre ouvriers et employ\u00e9es dans la sph\u00e8re du travail salari\u00e9 permet de conclure \u00e0 l\u2019existence d\u2019une condition laborieuse commune \u00bb.<br \/>\nCes donn\u00e9es tendent \u00e0 valider empiriquement l\u2019utilisation de la notion \u00ab classes populaires \u00bb, le rapprochement entre ouvriers et employ\u00e9s se justifiant de par la similitude de leurs conditions de travail, et de vie. On note aussi que l\u2019analyse en termes de \u201crapports de domination\u201d tend \u00e0 refouler la question des rapports sociaux d\u2019exploitation et de place occup\u00e9e au sein des rapports sociaux de production et d\u2019\u00e9change. On parle des ouvriers ou des employ\u00e9s comme occupant une position \u00ab domin\u00e9e \u00bb dans la soci\u00e9t\u00e9, sans expliciter le contenu de la notion de domination et son arri\u00e8re-fond id\u00e9ologique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le \u201cparadigme\u201d de la domination<\/strong><br \/>\nLes termes de \u00ab domin\u00e9 \u00bb et \u00ab domination \u00bb ou \u00ab rapports sociaux de domination \u00bb sont omnipr\u00e9sents dans l\u2019ouvrage. Les auteurs ne reconduisent pas pour l\u2019analyse de ces termes la m\u00eame d\u00e9marche que pour l\u2019expression \u00ab classes populaires. Si pourtant on fait retour \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9 dans la premi\u00e8re partie (substitution de \u00ab classe ouvri\u00e8re \u00bb par \u00ab classes populaires \u00bb), ne peut-on supposer que la g\u00e9n\u00e9ralisation de ce terme de \u00ab domination \u00bb rel\u00e8ve d\u2019un processus similaire de glissement id\u00e9ologique. Ce qui conduit \u00e0 s\u2019interroger sur le contenu des notions qui se sont trouv\u00e9 progressivement effac\u00e9es ? A savoir : rapports d\u2019exploitation, rapports entre exploiteurs et exploit\u00e9s, entre classes qui b\u00e9n\u00e9ficient de l\u2019exploitation, et classes qui les alimentent, et plus g\u00e9n\u00e9ralement rapports sociaux capitalistes, qui sont bien des rapports entre classes, non la seule prise en consid\u00e9ration des caract\u00e9ristiques empiriques de chaque classe, dans son isolement \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019ensemble des rapports sociaux.<br \/>\nDans le premier chapitre, les auteurs affirment que \u00ab s\u2019interroger sur les classes populaires, c\u2019est en somme s\u2019interroger sur la fa\u00e7on d\u2019analyser sociologiquement les rapports de domination entre les groupes sociaux aujourd\u2019hui. \u00bb. Il n\u2019est rien dit du contenu de ces \u00ab rapports sociaux de domination \u00bb, si ce n\u2019est qu\u2019ils se d\u00e9clineraient dans les domaines \u00e9conomique, culturel, statutaire et politique entre de grands groupes sociaux. Les classes populaires sont syst\u00e9matiquement rattach\u00e9es \u00e0 la position du \u00ab domin\u00e9 \u00bb, ce qui para\u00eet suffire \u00e0 d\u00e9finir leur positionnement social.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\u00ab Les recherches sur les ouvriers et les employ\u00e9s ont donc eu de plus en plus souvent recours, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1980 et 1990, \u00e0 la notion de \u201cclasses populaires\u201d pour penser la condition domin\u00e9e et les rapprochements entre eux \u00bb.<br \/>\n\u00ab En les regroupant sous l\u2019expression de \u201csalari\u00e9-e-s subalternes\u201d, nous ne sous-entendons pas que les activit\u00e9s exerc\u00e9es sont moins difficiles ou utiles : nous rappelons simplement leur position domin\u00e9e dans la hi\u00e9rarchie officielle du travail et des emplois \u00bb.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\nIl est finalement difficile de d\u00e9terminer \u00e0 la lecture de l\u2019ouvrage ce qui, en dehors de leur position de \u201cdomin\u00e9es\u201d diff\u00e9rencierait les classes populaires des autres classes. Notons que s\u2019agissant des \u00ab dominants \u00bb, de tr\u00e8s rares allusions sont propos\u00e9es.<br \/>\nPourvue d\u2019un appareillage \u201cscientifique\u201d et incontestable (donn\u00e9es statistiques \u00e0 l\u2019appui), les analyses que proposent les auteurs contribuent finalement \u00e0 alimenter le courant de \u201cd\u00e9construction\u201d des rep\u00e8res th\u00e9oriques, courant qui depuis une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es tend \u00e0 occuper la place \u201cdominante\u201d, en sociologie et ailleurs. Le \u201cglissement id\u00e9ologique\u201d \u00e0 propos de concept de classe sociale n\u2019en \u00e9tant qu\u2019une illustration parmi de nombreuses autres.<\/p>\n ","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet, Nicolas Renahy, Sociologie des classes populaires contemporaines, Paris, Armand Colin, coll. \u00ab U Sociologie \u00bb, 2015. 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