{"id":838,"date":"2017-11-11T21:19:16","date_gmt":"2017-11-11T20:19:16","guid":{"rendered":"http:\/\/lunipop.fr\/?p=838"},"modified":"2017-11-11T21:19:16","modified_gmt":"2017-11-11T20:19:16","slug":"i-conscience-et-connaissance-notions-pour-comprendre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lunipop.fr\/?p=838","title":{"rendered":"I. Conscience et connaissance. Notions pour comprendre."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Notions pour comprendre\u00a0: Conscience et connaissance. Processus de la connaissance. Sujet et objet de la connaissance. Objectivit\u00e9, subjectivit\u00e9, subjectivisme.\u00a0Conscience et conscience de soi. Conscience de classe.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comprendre ce qu\u2019est la <em>conscience de classe<\/em> suppose bien s\u00fbr que l\u2019on sache d\u00e9j\u00e0 ce qu\u2019est une classe on l\u2019a vu dans un pr\u00e9c\u00e9dent cours), mais on doit aussi comprendre plus g\u00e9n\u00e9ralement ce que c\u2019est que la <em>conscience<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On peut adopter une d\u00e9finition g\u00e9n\u00e9rale\u00a0: la conscience est une <em>science<\/em> de soi-m\u00eame, un savoir, une connaissance de soi, et par extension une connaissance de la r\u00e9alit\u00e9 ext\u00e9rieure. Par d\u00e9finition, la conscience n\u2019est pas ainsi quelque chose qui se d\u00e9veloppe \u201cinconsciemment\u201d, un instinct, un r\u00e9flexe, ou l\u2019\u00e9manation en nous de notre condition \u00e9conomique, ou d\u2019une \u00ab\u00a0existence\u00a0\u00bb communautaire, distincte et sup\u00e9rieure aux individus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce sens, la conscience de classe ne vient pas directement (ou imm\u00e9diatement) de la position occup\u00e9e au sein des rapports sociaux de production, ou de l\u2019exp\u00e9rience imm\u00e9diate des luttes, elle est la <em>connaissance<\/em> qu\u2019a une classe d\u2019elle-m\u00eame (notion pas simple \u00e0 comprendre), ou, la connaissance que les individus de cette classe peuvent en avoir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019o\u00f9 les questions suivantes\u00a0? Comment se forme la conscience, donc aussi la conscience de classe ? Comment se forment les connaissances qui sont n\u00e9cessaires \u00e0 la formation de la conscience\u00a0? Comment poser le rapport entre la <em>r\u00e9alit\u00e9<\/em> des choses et la <em>pens\u00e9e<\/em> de ces choses ? La connaissance se d\u00e9veloppe-t-elle spontan\u00e9ment ou y a-t-il besoin de <em>sujets<\/em> actifs pour produire les connaissances\u00a0? Comment poser le rapport entre le <em>sujet<\/em> de la connaissance, et <em>l\u2019objet<\/em> auquel il se rapporte\u00a0? Entre la classe en tant qu\u2019objet de la connaissance et la classe en tant que sujet de la connaissance\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Conna\u00eetre\u00a0: le processus de la Connaissance<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Conna\u00eetre, c\u2019est avoir <em>pr\u00e9sent<\/em> <em><u>\u00e0 l\u2019esprit<\/u><\/em>, <em>dans la pens\u00e9e<\/em>, une certaine chose, une certaine r\u00e9alit\u00e9. Cette r\u00e9alit\u00e9, cette chose, dans sa r\u00e9alit\u00e9 objective, est ext\u00e9rieure \u00e0 notre pens\u00e9e. On peut avoir <em><u>pr\u00e9sent \u00e0 l\u2019esprit<\/u><\/em> notre propre r\u00e9alit\u00e9 objective. Dans ce cas, pour qu\u2019il y ait v\u00e9ritablement connaissance de soi, il faut se voir comme de l\u2019ext\u00e9rieur, face \u00e0 soi. [Ainsi, on ne peut <em>voir<\/em> clairement son visage sans le poser face \u00e0 soi\u00a0: sur un plan d\u2019eau, un miroir, qui en donnent un reflet (une repr\u00e9sentation), plus ou moins pr\u00e9cis].<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc toujours distinguer deux plans de nature diff\u00e9rente\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La chose, la r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00a0 \/ La pens\u00e9e de cette chose, cette r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sujet qui conna\u00eet ou cherche \u00e0 conna\u00eetre\u00a0\/ La chose, la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 conna\u00eetre par un sujet<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut qu\u2019il y ait une chose pour qu\u2019on puisse se la repr\u00e9senter. On ne peut se repr\u00e9senter le rien. Mais il faut aussi un <u>sujet actif<\/u> pour conna\u00eetre cette chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont seulement les \u00eatres humains, qui peuvent produire des repr\u00e9sentations ou des connaissances des choses ext\u00e9rieures (ou de soi-m\u00eame comme objet). Une table, une chaise ne peuvent se former de repr\u00e9sentations du monde ou une conscience d\u2019elles-m\u00eames. La plupart des animaux peuvent avoir des repr\u00e9sentations des choses du monde, mais ils ne peuvent pas vraiment les poser devant eux, <em>face<\/em> \u00e0 eux-m\u00eames (par le langage, un dessin, un sch\u00e9ma mental, un \u00e9crit, &#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc, la connaissance r\u00e9sulte d\u2019un acte conscient d\u2019un <em>sujet<\/em> humain pour se repr\u00e9senter dans l\u2019esprit une chose de la r\u00e9alit\u00e9, un <em>objet<\/em>. Le sujet de la connaissance, celui qui veut conna\u00eetre, ne se confond pas avec ce qu\u2019il cherche \u00e0 conna\u00eetre. L\u2019objet \u00e0 conna\u00eetre ne va pas jaillir spontan\u00e9ment en tant que connaissance dans son esprit. Il faut pour conna\u00eetre une attitude active des sujets pour se re-pr\u00e9senter dans la pens\u00e9e l\u2019objet \u00e0 conna\u00eetre dans sa \u201cnature\u201d propre, ses caract\u00e8res, ses propri\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a la chose \u00e0 conna\u00eetre d\u2019un c\u00f4t\u00e9, de l\u2019autre une repr\u00e9sentation \u2014 plus ou moins fid\u00e8le \u2014 de cette chose dans la pens\u00e9e. Un peu comme un reflet dans l\u2019eau. Le reflet dans l\u2019eau et la chose qui y est refl\u00e9t\u00e9e ne se confondent pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019on veut se conna\u00eetre soi-m\u00eame, il faut \u00eatre capable de se poser soi-m\u00eame comme objet, en ext\u00e9riorit\u00e9. Ce qui a une incidence pour comprendre ce qu\u2019est la <em>conscience de classe<\/em>, et comment elle peut se former. La conscience de classe ne d\u00e9coule pas directement de la position de classe ni de la lutte. D\u2019autres facteurs sont n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Th\u00e9orie de la connaissance <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le processus de la connaissance implique un rapport entre les <em>sujets de la connaissance<\/em> et les <em>objets \u00e0 conna\u00eetre<\/em>, notions qu\u2019on verra par la suite. Les th\u00e9ories de la connaissance concernent la fa\u00e7on de poser ce rapport. On distingue trois fa\u00e7ons de le poser.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Pour la <em>Th\u00e9orie mat\u00e9rialiste\u00a0<\/em>: les choses \u00e0 conna\u00eetre ont une <em>existence ind\u00e9pendante<\/em> de la connaissance que l\u2019on peut en avoir. Leur repr\u00e9sentation dans la pens\u00e9e est sur un plan distinct par rapport \u00e0 leur r\u00e9alit\u00e9 objective. La connaissance ne \u00ab\u00a0monte\u00a0\u00bb pas des objets dans la pens\u00e9e des sujets (sauf pour le mat\u00e9rialisme primitif). Elle ne tombe pas non plus du ciel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019objet est premier, la pens\u00e9e de l\u2019objet seconde. Il s\u2019agit toujours de penser quelque chose. Et cette pens\u00e9e n\u00e9cessite le r\u00f4le actif d\u2019un sujet. Pour penser les classes, il faut qu\u2019elles aient une existence, mais il faut aussi qu\u2019on travaille \u00e0 conna\u00eetre ce qu\u2019elles sont.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Pour la <em>Th\u00e9orie id\u00e9aliste<\/em>, les id\u00e9es viendraient en premier et s\u2019incarneraient plus ou moins dans des choses de la r\u00e9alit\u00e9, qui seraient ainsi simplement d\u00e9riv\u00e9es des id\u00e9es. L\u2019ordre de d\u00e9termination s\u2019est invers\u00e9. Pour l\u2019id\u00e9alisme cependant, la distinction entre le plan des id\u00e9es et celui des choses est maintenu. Mais ici ce sont les qui sont consid\u00e9r\u00e9es comme premi\u00e8res et les choses d\u00e9riv\u00e9es. Pour l\u2019id\u00e9alisme absolu, l\u2019id\u00e9e de classes serait \u00e0 la base de la constitution des classes.<br \/>\n\u2014 Il y a aussi les th\u00e9ories que l\u2019on pourrait nommer <em>confusionnistes<\/em>. La distinction claire entre le plan des choses et celui de la pens\u00e9e des choses n\u2019est pas \u00e9tablie.<br \/>\n\u2014 Soit on imagine que la pens\u00e9e n\u2019est qu\u2019une \u00e9manation des choses dans notre pens\u00e9e (tendance qu\u2019on pourrait appeler \u201canimiste\u201d), les choses pensent en nous. A telle position dans la production (man\u0153uvre, ouvrier qualifi\u00e9 ou professionnel) correspondrait telle conscience (le sociologue Alain Touraine dans les ann\u00e9es 70).<br \/>\n\u2014 Soit on imagine que les choses de la r\u00e9alit\u00e9 sont contenues dans notre pens\u00e9e (tendance que l\u2019on pourrait nommer \u201csolipsiste\u201d). Les choses existent parce que je les pense. Si j\u2019oublie de les penser, elles n\u2019existent plus. Pr\u00e9sent\u00e9 ainsi, cela a l\u2019air stupide, mais nombre de conceptions (notamment en politique) pensent ainsi la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par exemple, pour le sujet qui nous occupe, soit la conscience de classe pourrait venir automatiquement \u00e0 l\u2019esprit du seul fait qu\u2019on \u201cappartient\u201d \u00e0 cette classe (tendance communautariste animiste), soit, inversement, il n\u2019y aurait des classes que s\u2019il y a conscience ou repr\u00e9sentation de classe (tendance solipsiste).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Objet (de la connaissance)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On a vu que le processus de la connaissance pose un rapport entre un sujet qui vise \u00e0 conna\u00eetre et l\u2019objet \u00e0 conna\u00eetre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mot <em>objet<\/em> peut \u00eatre compris dans plusieurs sens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Soit c\u2019est une \u201cchose\u201d, une r\u00e9alit\u00e9 telle qu\u2019elle est en elle-m\u00eame, qui a une existence ind\u00e9pendante des points de vue, des d\u00e9sirs, des opinions ou des id\u00e9es que l\u2019on s\u2019en fait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Soit c\u2019est cette chose telle qu\u2019elle est repr\u00e9sent\u00e9e dans la pens\u00e9e (1). Pour l\u2019instant on ne retiendra pas ce second sens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les deux cas, l\u2019objet est distinct du sujet, comme s\u2019il \u00e9tait pos\u00e9 <em>devant<\/em> lui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014\u00a0La racine <em>Ob<\/em> signifie <em>devant<\/em>. Quant \u00e0 la terminaison <em>jet<\/em>, elle vient de <em>jeter<\/em> (ou jeter loin). Donc <em>l\u2019objet<\/em> c\u2019est la chose qui se trouve \u201cjet\u00e9e\u201d devant nous ou face \u00e0 nous. Ce qui est <em>devant nous<\/em>, ce que l\u2019on a <em>en vue<\/em> (ce qui est en <em>vis-\u00e0-vis<\/em> du sujet). Donc <em>l\u2019objet n\u2019est pas en nous<\/em>, il ne se confond pas avec le sujet.<br \/>\n\u2014\u00a0L\u2019objet de la connaissance, c\u2019est aussi le r\u00e9sultat du processus de conna\u00eetre. Ce qui est pens\u00e9 ou repr\u00e9sent\u00e9 par un (ou des) sujet(s). C\u2019est tout ce qui existe pour la connaissance, tout ce que l\u2019on conna\u00eet ou qu\u2019on vise \u00e0 conna\u00eetre.<br \/>\n\u2014\u00a0L\u2019objet, ce qui est pr\u00e9sent\u00e9, peut \u00eatre <em>re-pr\u00e9sent\u00e9<\/em> (dans l\u2019esprit, dans la <em>conscience<\/em> d\u2019un <em>Sujet<\/em> \u2014 individuel ou \u201ccollectif\u201d).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On distingue toujours les deux plans\u00a0: l\u2019existence <em>en soi<\/em> (en elle-m\u00eame) d\u2019une chose et la <em>repr\u00e9sentation<\/em> de cette chose dans la pens\u00e9e, (la chose<em> pour nous<\/em>). Cela peut \u00eatre une chose que l\u2019on peut \u201cvoir\u201d directement face \u00e0 nous (une table, une maison, une montagne, par exemple). Mais cela peut \u00eatre aussi une chose <em>que l\u2019on ne voit pas<\/em> directement\u00a0: des rapports sociaux, un \u00eatre collectif (le capitalisme, la nation, le prol\u00e9tariat, la bourgeoisie). Dans ce cas la repr\u00e9sentation ne se forme pas spontan\u00e9ment, elle est un essai de (re)construction en id\u00e9e de choses qui ne sont pas accessibles directement \u00e0 la vue, ou aux sens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En g\u00e9n\u00e9ral quand on parle d\u2019objet, il s\u2019agit de l\u2019existence d\u2019une r\u00e9alit\u00e9, d\u2019une chose ayant une certaine subsistance en elle-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans tous les cas, pour un mat\u00e9rialiste, un objet se rapporte n\u00e9cessairement \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 (<em>en soi<\/em>) ind\u00e9pendante de notre pens\u00e9e. On pense toujours une chose, un objet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutefois, des choses peuvent exister sans qu\u2019il y ait de sujets pour les penser, sans qu\u2019on en ait une repr\u00e9sentation claire dans l\u2019esprit. Ainsi, les classes sociales peuvent exister sans qu\u2019on en ait une repr\u00e9sentation, une connaissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On peut rapprocher ces notions, de sujet (de la connaissance) et objet (de cette connaissance) des notions de <em>chose en elle-m\u00eame<\/em> (en soi), et de <em>chose pour nous<\/em>, dans notre pens\u00e9e. La <em>chose en soi<\/em>, comme objet, a une r\u00e9alit\u00e9, ind\u00e9pendante de la conscience que l\u2019on peut en avoir. La <em>chose pour nous<\/em> (pour le sujet) est une certaine repr\u00e9sentation, connaissance, de cette chose. Le <em>pour soi<\/em> ne concerne que les \u00eatres conscients. C\u2019est la <em>connaissance<\/em> que l\u2019\u00eatre conscient a de lui-m\u00eame, par opposition \u00e0 <em>l\u2019existence<\/em> en soi de cet \u00eatre. La notion de <em>pour soi<\/em> (pour nous, dans la pens\u00e9e) ne peut bien \u00e9videmment s\u2019appliquer qu\u2019\u00e0 des \u00eatres (des sujets) capables de pens\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On voit que ce n\u2019est pas simple \u00e0 penser pour une classe sociale. Comment une classe, en tant que sujet collectif, peut-elle se penser elle-m\u00eame\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019objectivit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019est-ce que l\u2019objectivit\u00e9. L\u2019objectivit\u00e9 c\u2019est <em>ce qui est tourn\u00e9 vers l\u2019objet<\/em>, vers la connaissance d\u2019un objet. Etre objectif c\u2019est donc aussi maintenir la distinction entre les deux plans de la r\u00e9alit\u00e9\u00a0: les objets \u00e0 conna\u00eetre d\u2019une part, et, d\u2019autre part, les opinions, les repr\u00e9sentations que les sujets peuvent avoir \u00e0 propos de ces objets. On ne confond pas l\u2019objet \u00e0 conna\u00eetre et le sujet qui en a une connaissance, ou qui projette ses propres opinions ou d\u00e9sirs subjectifs sur cet objet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Etre objectif, pour un sujet consiste \u00e0 essayer de penser <em>de la fa\u00e7on la plus ad\u00e9quate possible<\/em> un objet de la r\u00e9alit\u00e9, tel qu\u2019il est \u201cen lui-m\u00eame\u201d (c\u2019est-\u00e0-dire dans sa nature propre, ses propri\u00e9t\u00e9s), <em>dans son ind\u00e9pendance<\/em>. En sachant qu\u2019on n\u2019est jamais dans l\u2019objet lui-m\u00eame, qu\u2019on essaie seulement de le re-pr\u00e9senter en id\u00e9e dans ses traits essentiels, le mieux possible.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Sujet (de la connaissance)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La notion de Sujet est un peu plus difficile \u00e0 appr\u00e9hender.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mot sujet a plusieurs sens. On retiendra surtout ceux qui concernent la th\u00e9orie de la connaissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, <em>le sujet<\/em> est l\u2019agent (actif) d\u2019une action ou d\u2019une pens\u00e9e, d\u2019une repr\u00e9sentation. Il n\u2019y a pas d\u2019action, de connaissance, de pratique, sans sujet. Les <em>su<\/em>jets sont des <em>supports<\/em> stables, existant par eux-m\u00eames, dot\u00e9s d\u2019une unit\u00e9 interne. Ils sont ce qui <em>sous-tend <\/em>une action, une repr\u00e9sentation. Au sens plein (si l\u2019on excepte Dieu), les sujets rel\u00e8vent toujours du r\u00e8gne humain. Ce sont des \u00eatres qui peuvent avoir conscience du monde et d\u2019eux-m\u00eames<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc, les sujets sont les \u00eatres qui produisent des actes et des pens\u00e9es, des \u00eatres capables de se repr\u00e9senter le monde et eux-m\u00eames. Cela suppose une <em>unit\u00e9<\/em> interne des sujets, il faut qu\u2019ils soient des <em>individus<\/em>. <em>L\u2019individu<\/em> est un \u00eatre <em>indivisible<\/em>, l\u2019<em>unit\u00e9<\/em> d\u2019un tout.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il existe deux types d\u2019\u00eatres unitaires, les sujets naturels, chacun de nous, et les sujets collectifs (un Etat, une classe, un Parti). L\u2019unit\u00e9 du sujet (individuel ou collectif) est une condition de l\u2019unit\u00e9 de l\u2019action et de la pens\u00e9e. C\u2019est particuli\u00e8rement ardu pour les sujets collectifs, mais cela peut affecter aussi les individus ordinaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les sujets individuels l\u2019unit\u00e9 au moins physique, est donn\u00e9e par leur \u00eatre naturel (c\u2019est Jean ou Chantal, untel ou trucmuche). Les sujets \u201ccollectifs\u201d ne rel\u00e8vent pas de cette unit\u00e9 naturelle, ils ne sont pas non plus une simple addition d\u2019individus (d\u2019\u00eatres relevant d\u2019une unit\u00e9 naturelle). L\u2019unit\u00e9 des sujets \u201ccollectifs\u201d (les classes sociales, les Etats), est toujours \u201cconstruite\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire dot\u00e9e d\u2019un principe d\u2019organisation (ce qui suppose, notamment pour le \u00ab\u00a0sujet collectif\u00a0\u00bb classe sociale, la r\u00e9union de certains facteurs et certaines conditions).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce que l\u2019on peut dire rapidement, c\u2019est que les sujets collectifs, politiques ou historiques, ne peuvent se constituer en fonction d\u2019une m\u00eame \u201corigine\u201d, couleur de peau, caract\u00e9ristique naturelle (blancs \/ noirs, hommes \/ femmes), etc. Ils sont n\u00e9cessairement des \u00eatres dont <em>l\u2019unit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 construite<\/em> (organis\u00e9e) en fonction de finalit\u00e9s et de r\u00e8gles communes. (2) Ce qui relance la question de la construction de la classe en sujet unitaire, Classe, capable comme tel de d\u00e9velopper une conscience Une.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Subjectif, subjectivit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les mots <em>subjectif<\/em> et <em>subjectivit\u00e9<\/em> ont aussi plusieurs sens. Au sens large, est subjectif ce qui appartient ou d\u00e9pend d\u2019un <em>sujet<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce sens, le subjectif ne peut appartenir qu\u2019\u00e0 des sujets, en tant qu\u2019\u00eatres capables de pens\u00e9e, de se repr\u00e9senter eux-m\u00eames ou les choses du monde. Il n\u2019y a pas de subjectivit\u00e9 pour la nature, les choses du monde physique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les mots subjectif, et subjectivit\u00e9, peuvent recouvrir plusieurs sens\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 On peut les appliquer \u00e0 ce qui ne concerne ou ne d\u00e9pend <em>que <\/em>d\u2019un seul sujet individuel (naturel), en fonction de ses particularit\u00e9s, sa sensibilit\u00e9 propre, ses d\u00e9sirs propres (et non de ce qui convient \u00e0 tous les individus, ce qui est universel). On parle alors plut\u00f4t de <em>subjectivisme<\/em>. En ce sens, subjectif peut aussi d\u00e9signer ce qui est irr\u00e9el, chim\u00e9rique, d\u00e9pendant de l\u2019imagination d\u2019un seul.<br \/>\n\u2014 Le subjectif peut au contraire d\u00e9signer ce qui appartient \u00e0 un Sujet humain abstrait, \u00e0 la pens\u00e9e humaine en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e0 ce qui est universalisable, par exemple la science de la nature ou les maximes morales. Dans de tels cas, on est proche soit de la notion de <em>connaissance<\/em>, soit celle de conscience morale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui les significations du mot subjectif, comme connaissance universelle d\u00e9pendant d\u2019une activit\u00e9 consciente tendent \u00e0 s\u2019effacer. On parle plut\u00f4t de \u201csubjectivit\u00e9s\u201d de groupes (d\u00e9finis par un genre, une culture sp\u00e9cifique), subjectivit\u00e9s fond\u00e9es sur des particularit\u00e9s (dont l\u2019origine), sur des \u201csensibilit\u00e9s\u201d propres, <em>non universalisables<\/em>, non soumises \u00e0 une conscience critique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Conscience, conscience de classe <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On a dit qu\u2019un sens premier de la conscience, c\u2019est la science ou connaissance de ce que l\u2019on est. Ce qui n\u2019est pas \u00e9vident pour un sujet collectif, tel que la classe. Comment une classe sociale peut-elle se penser elle-m\u00eame\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les individus naturels, on peut distinguer deux \u201cniveaux\u201d de conscience\u00a0: la <em>conscience imm\u00e9diate<\/em> et la <em>conscience r\u00e9fl\u00e9chie<\/em>, qui se rapportent n\u00e9cessairement \u00e0 des sujets capables de conscience.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La <em>conscience imm\u00e9diate<\/em> est l\u2019intuition plus ou moins claire qu\u2019un sujet a de son existence, de ses actes, de ce qui se passe en lui, sans qu\u2019il en existe une repr\u00e9sentation claire, ext\u00e9riorisable (devant soi). La distinction claire entre sujet et objet n\u2019est pas nettement \u00e9tablie. On n\u2019est pas encore vraiment dans le domaine de la connaissance. (3)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La <em>conscience r\u00e9fl\u00e9chie<\/em> peut \u00eatre plus ou moins identifi\u00e9e \u00e0 la <em>connaissance<\/em>, ou du moins un effort vers la connaissance. La conscience r\u00e9fl\u00e9chie est l\u2019acte de poser <em>dans la pens\u00e9e<\/em>, <em>devant soi<\/em>, les choses, des r\u00e9alit\u00e9s ind\u00e9pendamment de nos d\u00e9sirs, nos points de vue, subjectifs. Il y a distinction claire, entre le sujet qui conna\u00eet et l\u2019objet \u00e0 conna\u00eetre (cela s\u2019applique aussi pour la conscience de soi-m\u00eame). Il faut qu\u2019il y ait une <em>re-pr\u00e9sentation<\/em> mentale <em>distincte<\/em> de l\u2019objet \u00e0 conna\u00eetre. Le mot de <em>r\u00e9flexion<\/em> indique bien ce processus\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9 la chose, de l\u2019autre sa r\u00e9flexion (comme dans un plan d\u2019eau, un miroir). Bien s\u00fbr, tant qu\u2019on <em>n\u2019objective<\/em> pas cette pens\u00e9e, vraiment <em>devant soi<\/em>, par \u00e9crit par exemple, le risque de confusion entre sujet et objet est plus grand. Pour qu\u2019il y ait conscience de classe, on comprend qu\u2019il faut qu\u2019une repr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale, une th\u00e9orie, de ce qu\u2019est cette classe, ses rapports avec d\u2019autres, la finalit\u00e9 qu\u2019elle poursuit, se pr\u00e9sente comme objet, <em>devant<\/em>, face \u00e0 l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9. C\u2019est ce que signifie la phrase de L\u00e9nine\u00a0: \u00ab\u00a0Pas de mouvement r\u00e9volutionnaire sans th\u00e9orie r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les <em>contenus de la conscience<\/em> rel\u00e8vent de la conscience r\u00e9fl\u00e9chie. Pour un individu ou un sujet collectif (le contenu de la \u00ab\u00a0conscience de classe\u00a0\u00bb par exemple), c\u2019est l\u2019ensemble des connaissances que cet individu ou cet ensemble (classe), se repr\u00e9sente, a dans la t\u00eate. Cet ensemble de contenus est plus ou moins unitaire, coh\u00e9rent, plus ou moins en ad\u00e9quation avec l\u2019objet, la r\u00e9alit\u00e9 du monde (ou de soi-m\u00eame).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour comprendre ce qu\u2019est la conscience de soi et la distinction entre ce que l\u2019on est comme simple existence, et, conscience de ce que l\u2019on est<em>\u00a0<\/em>:<em> conscience de soi<\/em>, on peut faire l\u2019exercice suivant\u00a0: on se pose la question\u00a0<em>Qui suis-je\u00a0?<\/em> On per\u00e7oit que pour y r\u00e9pondre, il ne suffit pas de se \u00ab\u00a0sentir exister\u00a0\u00bb, un effort mental de <em>repr\u00e9sentation<\/em> de soi est requis. On per\u00e7oit aussi qu\u2019il est n\u00e9cessaire pour cela de faire appel \u00e0 des notions et repr\u00e9sentations d\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral (mots, cat\u00e9gories), qui rel\u00e8vent de processus g\u00e9n\u00e9raux de connaissance. Le passage \u00e0 la phase \u00e9crite, <em>devant soi<\/em>, rend le processus de connaissance de soi plus coh\u00e9rent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pareil pour la \u00ab\u00a0conscience de soi\u00a0\u00bb d\u2019une classe. Mais comme il s\u2019agit d\u2019un sujet collectif, il faut trouver des moyens termes pour que ce sujet puisse vraiment se constituer, se pr\u00e9senter comme unit\u00e9. Il faut, notamment, que des repr\u00e9sentations g\u00e9n\u00e9rales, une th\u00e9orie, etc. ait \u00e9t\u00e9 forg\u00e9e. D\u2019autres facteurs sont n\u00e9cessaires, on le verra.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rousseau\u00a0signale cette n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une <em>vue<\/em> g\u00e9n\u00e9rale et d\u2019une orientation d\u2019ensemble pour que le peuple puisse agir comme sujet unitaire.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0De lui m\u00eame, le peuple veut le bien, mais il ne le <em>voit<\/em> pas toujours\u00a0\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette <em>vue g\u00e9n\u00e9rale<\/em>, qui doit d\u00e9passer les limites des vues particuli\u00e8res dans le temps et l\u2019espace, doit \u00eatre rendue <em>visible<\/em> \u00e0 tous..<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Il faut [&#8230;] faire <em>voir<\/em> les objets tels qu\u2019ils sont [&#8230;] <em>montrer<\/em> [\u00e0 la volont\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale] le bon chemin qu\u2019elle cherche [&#8230;] rapprocher <em>\u00e0 ses yeux<\/em> les lieux et les temps.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Marx va dans le m\u00eame sens quand il indique\u00a0: \u00ab\u00a0Nous ne disons pas au monde\u00a0:\u00a0abandonne tes luttes, ce ne sont que des sottises\u00a0\u00bb, nous devons seulement lui \u00ab\u00a0<em>montrer<\/em> pourquoi il lutte\u00a0v\u00e9ritablement \u00bb, et il doit en acqu\u00e9rir une \u00ab\u00a0<em>conscience\u00a0<\/em>\u00bb g\u00e9n\u00e9rale, au-del\u00e0 des aspects particuliers et conjoncturels du mouvement spontan\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>NOTES<\/strong><br \/>\n(1) La seconde acception du mot <em>objet<\/em> peut \u00eatre pos\u00e9e dans le domaine de la science. Un objet de science est un objet de connaissance tel qu\u2019il se pr\u00e9sente dans la pens\u00e9e, et non directement en lui-m\u00eame. Pour l\u2019instant, on laisse de c\u00f4t\u00e9 cette acception, qui peut conduire \u00e0 une conception id\u00e9aliste de la r\u00e9alit\u00e9.<br \/>\n(2) Il y a d\u2019autres sens du mot <em>Sujet<\/em>.<br \/>\n\u2014\u00a0Dans la <em>th\u00e9orie de la connaissance<\/em>, on peut parler d\u2019un<em> sujet de la connaissance<\/em>, comme \u00eatre g\u00e9n\u00e9rique abstrait, afin de le distinguer clairement de l\u2019objet de la connaissance. Le sujet est alors consid\u00e9r\u00e9 comme exposant l\u2019activit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale de la connaissance humaine, ind\u00e9pendamment des particularit\u00e9s \u00ab\u00a0subjectives\u00a0\u00bb de sujets individuels.<br \/>\n\u2014 Le<em> sujet de la connaissance<\/em> peut aussi servir \u00e0 d\u00e9signer <em>l\u2019unit\u00e9<\/em> des repr\u00e9sentations concernant un objet (par exemple l\u2019unit\u00e9 des repr\u00e9sentations portant sur le cosmos \u2013 ou, pour nous &#8211; sur le capitalisme, sur les classes).<br \/>\n\u2014 On peut encore parler d\u2019un<em> sujet de droit<\/em>, individuel ou collectif (par exemple une association, une entreprise), qui ne se d\u00e9finit pas sur la base de particularit\u00e9s, physiques, sensibles, originelles ou naturelles, mais sur la notion de responsabilit\u00e9 juridique (agent responsable).Le sujet de droit r\u00e9sulte d\u2019une \u201cconstruction\u201d en fonction de r\u00e8gles, but, mode d\u2019organisation, communs.<br \/>\n(3) Les repr\u00e9sentations consciemment r\u00e9fl\u00e9chies, et qu\u2019on a pu projeter <em>devant soi<\/em> (notamment par travail de construction \u00e9crite, ou au cours de processus de questionnement, de d\u00e9lib\u00e9ration) sont les plus consistantes, m\u00eame si leur contenu peut \u00e9voluer, qu\u2019elles sont auto-criticables. Les repr\u00e9sentations mentales qui se forment par automatismes ou simple \u201cabsorption\u201d non r\u00e9fl\u00e9chie, non critique, de contenus diffus\u00e9s (\u201croutines de pens\u00e9e\u201d), sont tout \u00e0 la fois les moins coh\u00e9rentes et les plus difficiles \u00e0 faire \u00e9voluer (Clapar\u00e8de).<\/p>\n ","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notions pour comprendre\u00a0: Conscience et connaissance. Processus de la connaissance. Sujet et objet de la connaissance. Objectivit\u00e9, subjectivit\u00e9, subjectivisme.\u00a0Conscience et conscience de soi. Conscience de classe. Comprendre ce qu\u2019est la conscience de classe suppose bien s\u00fbr que l\u2019on sache d\u00e9j\u00e0 ce qu\u2019est une classe on l\u2019a vu dans un pr\u00e9c\u00e9dent cours), mais on doit aussi [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[165,332,333,334,166,71],"class_list":["post-838","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cours","tag-connaissance","tag-conscience","tag-conscience-de-classe","tag-objectivite","tag-objet","tag-sujet"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lunipop.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/838","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lunipop.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lunipop.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lunipop.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lunipop.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=838"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lunipop.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/838\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":839,"href":"https:\/\/lunipop.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/838\/revisions\/839"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lunipop.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=838"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lunipop.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=838"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lunipop.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=838"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}