{"id":774,"date":"2017-06-08T12:20:15","date_gmt":"2017-06-08T10:20:15","guid":{"rendered":"http:\/\/lunipop.fr\/?p=774"},"modified":"2017-06-08T12:20:15","modified_gmt":"2017-06-08T10:20:15","slug":"dune-guerre-a-lautre-la-politique-allemande-et-le-morcellement-ethnique-de-leurope","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lunipop.fr\/?p=774","title":{"rendered":"D\u2019une guerre \u00e0 l\u2019autre. La politique allemande et le morcellement ethnique de l\u2019Europe"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019une guerre \u00e0 l\u2019autre.<br \/>\nLa politique allemande et le morcellement ethnique de l\u2019Europe<br \/>\nHans R\u00fcdiger MINOW, Walther VON GOLDENBACH (1)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La th\u00e8se soutenue par les auteurs, dans un ouvrage d\u00e9j\u00e0 ancien, publi\u00e9 en Allemagne en 1997, \u00e9tait la suivante : l\u2019Allemagne consolidait son h\u00e9g\u00e9monie sur l\u2019Europe et \u00e9laborait des plans de r\u00e9vision des fronti\u00e8res des Etats d\u2019Europe, sous couvert de protection de minorit\u00e9s. Apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements de Yougoslavie, cette th\u00e8se fut compl\u00e9t\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<strong>La question des minorit\u00e9s : Du droit des individus aux \u201cdroits\u201d des communaut\u00e9s ethniques<\/strong><br \/>\nL\u2019exigence du respect des droits de l\u2019homme est un motif connu depuis Helsinki, la \u00ab protection des ethnies \u00bb a, quant \u00e0 elle, une autre origine. Cet \u201caltruisme\u201d, indiquent les auteurs, doit son existence \u00e0 une politique d\u2019h\u00e9g\u00e9monie allemande qui, au pr\u00e9texte de la \u00ab protection des ethnies \u00bb, (ou \u00ab communaut\u00e9s ethniques \u00bb) avait pu se lancer dans deux guerres mondiales.<br \/>\nA l\u2019\u00e9poque de la r\u00e9daction de l\u2019ouvrage, l\u2019Etat allemand semblait renouer avec une tactique ancienne, qui d\u00e9j\u00e0 avait pr\u00e9valu \u00e0 l\u2019issue de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. A l\u2019\u00e9poque, la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations avait cr\u00e9\u00e9 un syst\u00e8me de protection internationale qui promettait assistance aux membres de minorit\u00e9s nationales. L\u2019individu discrimin\u00e9 disposait pour la premi\u00e8re fois d\u2019instances de contr\u00f4le que l\u2019on pouvait saisir pour faire respecter ses droits d\u2019\u00eatre humain (Secr\u00e9tariat de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations \u00e0 Gen\u00e8ve, Cour de justice internationale de La Haye).<br \/>\nA peine mis en place, ce syst\u00e8me de protection fut d\u00e9tourn\u00e9 \u00e0 des fins conspiratrices au profit de la politique ext\u00e9rieure de Berlin, puis d\u00e9finitivement r\u00e9duit \u00e0 n\u00e9ant dans l\u2019Allemagne national-socialiste des ann\u00e9es trente. On y proscrivit alors les droits individuels, puisque c\u2019\u00e9tait \u201cl\u2019origine\u201d de la personne, et non la personne dans sa singularit\u00e9, que l\u2019on jugeait digne d\u2019\u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e. On rendit plus stricte la loi sur la nationalit\u00e9, loi selon laquelle la nation allemande devait pr\u00e9server sa puret\u00e9 raciale (ethnique), et qui posait que ne peut \u00eatre Allemand que celui qui est de \u201csang\u201d allemand. D\u2019\u00e9minents scientifiques enseignaient que la protection des minorit\u00e9s n\u2019\u00e9tait concevable qu\u2019au sein d\u2019organisations collectives ethniques (\u00ab communaut\u00e9s ethniques \u00bb) de sang pr\u00e9tendument homog\u00e8ne. La \u00ab communaut\u00e9 ethnique \u00bb devait sur cette base pouvoir se constituer en \u00ab communaut\u00e9 nationale \u00bb, et vis-\u00e0-vis de l\u2019ext\u00e9rieur en \u00ab corps national \u00bb.<br \/>\nLa concentration physique de destin\u00e9es humaines concr\u00e8tes fit affirmer aux th\u00e9oriciens allemands des minorit\u00e9s que les \u00ab communaut\u00e9s ethniques \u00bb constituaient une personne juridique. Une collectivit\u00e9 de m\u00eame sang devenait de cette mani\u00e8re le sujet des pr\u00e9tentions l\u00e9gales que l\u2019on avait retir\u00e9es \u00e0 l\u2019individu. La singularit\u00e9 de l\u2019individu se r\u00e9duisait \u00e0 faire de lui le porteur de son origine raciale primitive que l\u2019on devait prot\u00e9ger contre tout \u00ab noyautage \u00bb et \u00ab m\u00e9lange \u00bb. Au terme de ce processus, les minorit\u00e9s, repr\u00e9sent\u00e9es par les \u00ab responsables de communaut\u00e9s ethniques \u00bb, se trouvaient en situation de confrontation avec les peuple majoritaires respectifs. Le sang se dressait contre le sang. Et comme chaque communaut\u00e9 devait se d\u00e9fendre contre l\u2019assimilation, le probl\u00e8me exigeait, au sein de cette logique, une solution territoriale. Le droit international des minorit\u00e9s \u00e9tait ainsi d\u00e9tourn\u00e9 afin de le faire servir \u00e0 la \u00ab protection (raciale) des groupes ethniques \u00bb, le gouvernement allemand y trouvant un pr\u00e9texte \u00e0 des revendications territoriales. C\u2019est ainsi qu\u2019avant d\u2019envahir la Tch\u00e9coslovaquie en 1938, les autorit\u00e9s allemandes pr\u00e9tendirent que les \u00ab droits des communaut\u00e9s ethniques \u00bb de la minorit\u00e9 germanophone (\u201cAllemands des Sud\u00e8tes\u201d) se trouvaient menac\u00e9s. Les conqu\u00e9rants justifi\u00e8rent un grand nombre des crimes de grande envergure commis par la suite dans l\u2019Europe occup\u00e9e, par l\u2019exigence d\u2019une r\u00e9organisation ethnique des \u00ab peuples \u00bb et \u00ab groupes ethniques \u00bb, cens\u00e9e rendre possible une cohabitation pacifique. Il est clair que l\u2019inverse devait en r\u00e9sulter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La politique allemande des \u201cminorit\u00e9s\u201d selon les auteurs (fin ann\u00e9es 1990)<\/strong><br \/>\nLes d\u00e9clarations de l\u2019ONU comme celles de la SDN hier, ne reconnaissent pas de droits collectifs, \u00ab les droits collectifs au sens strict n\u2019ont jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent \u00e9t\u00e9 inscrits dans aucune convention internationale \u00bb, indiquaient alors les auteurs. De nombreux Etats europ\u00e9ens, la France notamment, refusaient le principe de droits collectifs en raison de leur caract\u00e8re explosif, ils rappelaient \u00e0 cet \u00e9gard les \u00e9v\u00e9nements de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu\u2019ils aient repouss\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises l\u2019id\u00e9e de consid\u00e9rer les droits des \u201cminorit\u00e9s\u201d ind\u00e9pendamment des individus, les vieilles revendications portant sur la \u00ab protection des communaut\u00e9s ethniques \u00bb se sont faites assourdissantes au cours des ann\u00e9es de la fin du dernier si\u00e8cle. Depuis son agrandissement territorial, l\u2019optimisation de ses potentiels \u00e9conomique, militaire et politique, ces appels se faisaient surtout entendre du c\u00f4t\u00e9 de la R\u00e9publique f\u00e9d\u00e9rale. Les autorit\u00e9s officielles attachaient une \u00ab importance de tout premier plan \u00bb aux \u00ab efforts qui sont faits \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne [&#8230;] pour am\u00e9liorer la situation des minorit\u00e9s et des communaut\u00e9s ethniques \u00bb.<br \/>\nLe budget consacr\u00e9 en 1995 au \u00ab soutien [&#8230;] des \u201cminorit\u00e9s allemandes\u201d d\u2019Europe du Sud et d\u2019Europe Centrale et orientale \u00bb s\u2019\u00e9levait \u00e0 plus de 143 millions de DM, \u00e0 140 millions de DM pour chacune des ann\u00e9es 1996 et 1997. Les formulations concernant les \u201cminorit\u00e9s allemandes\u201d valaient pour d\u00e9signer les ing\u00e9rences que la nouvelle Allemagne exer\u00e7ait en dehors de ses fronti\u00e8res. Cet argent \u00e9tait plac\u00e9 dans \u00ab l\u2019organisation d\u2019unit\u00e9s administratives dans des r\u00e9gions de population allemande \u00bb. Que ces territoires de population allemande soient des parties de pays voisins, dont les habitants rel\u00e8vent de leur propre souverainet\u00e9 et non de la souverainet\u00e9 allemande, ne g\u00eanait en rien les donateurs. D\u2019apr\u00e8s le droit du sang, est Allemand \u00e0 leurs yeux celui qui est d\u2019ascendance allemande.<br \/>\nCe droit de \u201cprotection\u201d que s\u2019arrogeait l\u2019Allemagne s\u2019\u00e9tendait aussi \u00e0 des minorit\u00e9s qui ne sont pas germanophones. Des sommes consid\u00e9rables prises sur le budget furent destin\u00e9es au \u00ab d\u00e9veloppement et \u00e0 la promotion d\u2019un droit europ\u00e9en des minorit\u00e9s et des communaut\u00e9s ethniques \u00bb, susceptible d\u2019exercer une influence sur la l\u00e9gislation des Etats qui int\u00e9ressent l\u2019Allemagne. Comme le notait la presse allemande, la politique ext\u00e9rieure de Berlin s\u2019appr\u00eate \u00e0 implanter le principe ethnique de la \u00ab protection des communaut\u00e9s ethnique \u00bb non seulement en Europe, mais \u00e9galement en Asie. Pour cela les minist\u00e8res allemands disposaient (et disposent) de nombreuses organisations et fondations officiellement ou officieusement reconnues.<br \/>\nAu tout premier rang on trouve la \u00ab F\u00e9d\u00e9ration des Communaut\u00e9s Ethniques Europ\u00e9ennes \u00bb (F.U.E.V). Gr\u00e2ce aux autorit\u00e9s officielles, a pu jouir d\u2019un financement direct ou indirect \u00e9largissant son champ d\u2019action (le budget allemand qui finan\u00e7ait en particulier \u00ab l\u2019alliance des allemands du Nord-Schleswig \u00bb (BdN), a re\u00e7u en 1997 presque 50 millions de DM.<br \/>\nLa F.U.E.V, qui se posait comme organisation priv\u00e9e, sans liens avec l\u2019Etat, a jou\u00e9 un r\u00f4le \u00e9minent dans la revendication de \u00ab cr\u00e9ation d\u2019un droit des \u201ccommunaut\u00e9s ethniques\u201d reconnu \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale \u00bb (non une r\u00e9glementation qui int\u00e9resse les individus). Partie li\u00e9e avec d\u2019autres associations de minorit\u00e9s, elle affirme que plus de 100 millions d\u2019hommes, de presque tous les Etats d\u2019Europe, appartiennent \u00e0 des \u00ab communaut\u00e9s ethniques \u00bb. En 1995, sur neuf membres de la direction de la F.U.E.V, huit \u00e9taient citoyens allemands ou d\u00e9claraient r\u00e9sider dans des territoires de langue allemande (y compris le Tyrol du sud, territoire italien).<br \/>\nLa F.U.E.V regroupait \u00ab 84 organisations membres\u2009\u00bb, dont plusieurs ont \u00e9t\u00e9 accus\u00e9es de men\u00e9es s\u00e9paratistes dans leurs pays respectifs. Pour presque tous les pays limitrophes de l\u2019Allemagne s\u2019est trouv\u00e9e port\u00e9e l\u2019exigence d\u2019une \u00ab protection des groupes ethniques par l\u2019autonomie \u00bb. Pour la France il s\u2019agirait des alsaciens, des bretons, des bourguignons, etc. L\u2019autonomie ainsi revendiqu\u00e9e implique le port d\u2019embl\u00e8mes propres, la participation au r\u00e8glement de la question portant sur une \u00e9ventuelle double nationalit\u00e9, une radio et une t\u00e9l\u00e9vision, des moyens de communications territoriaux, par exemple des routes locales, voire m\u00eame le contr\u00f4le de banques de commerce, des caisses d\u2019\u00e9pargne et autres institutions financi\u00e8res, une police propre, des imp\u00f4ts lev\u00e9s pour le territoire.<br \/>\nEn Allemagne m\u00eame, le programme de la F.U.E.V. devait \u00eatre publiquement qualifi\u00e9 de \u00ab mode d\u2019emploi pour provoquer de graves conflits \u00bb. On a aussi indiqu\u00e9 que la F.U.E.V. faisait partie d\u2019une s\u00e9rie \u00ab d\u2019organisations en terrain avanc\u00e9 du minist\u00e8re des affaires ext\u00e9rieures de Bonn \u00bb.<br \/>\nLe lobbying au sein des institutions europ\u00e9ennes<br \/>\nCompte tenu de cet arri\u00e8re plan, un fait m\u00e9rite l\u2019attention : la F.U.E.V a jou\u00e9 un r\u00f4le de premier plan dans les longs pr\u00e9paratifs politiques pour la fondation d\u2019un \u00ab Centre Europ\u00e9en pour la question des minorit\u00e9s \u00bb (EZM). Dans les premiers actes dans lequel le minist\u00e8re allemand de l\u2019int\u00e9rieur d\u00e9finissait sa position, il \u00e9tait dit que \u00ab la F.U.E.V en particulier [devait] \u00eatre int\u00e9gr\u00e9e dans l\u2019EZM \u00bb. Les minist\u00e8res allemands jug\u00e8rent aussi appropri\u00e9 un \u00e9ventuel \u00e9tablissement de l\u2019EZM \u00e0 proximit\u00e9 imm\u00e9diate du si\u00e8ge de la F.U.E.V, la prise de contacts de l\u2019EZM avec les diff\u00e9rentes \u00ab communaut\u00e9s ethniques \u00bb pouvant ainsi se faire plus facilement, de m\u00eame qu\u2019une r\u00e9partition op\u00e9rationnelle du travail. La F.U.E.V devait remplir des missions strat\u00e9giques apr\u00e8s de \u00ab communaut\u00e9s ethniques \u00bb d\u2019Etats \u00e9trangers, et les conflits qui \u00e9clateraient seraient renvoy\u00e9s devant l\u2019EZM, comme devant une instance \u00e0 vocation scientifique et neutre, jouant \u00ab le r\u00f4le de m\u00e9diateur dans les conflits situ\u00e9s dans les r\u00e9gions ethno-politiquement sensibles \u00bb. L\u2019une (la F.U.E.V) apporterait ainsi la poudre et y mettrait le feu, l\u2019autre (l\u2019EZM) apporterait \u00ab ses solutions \u00bb au r\u00e8glement de conflits d\u00e9clench\u00e9s ou favoris\u00e9s par la premi\u00e8re. Cela a tout du rapport pyromane-pompier.<br \/>\nDans ce contexte, on a pu juger inqui\u00e9tant qu\u2019ait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e la direction allemande de l\u2019EZM \u00e0 une personne dont l\u2019opposition \u00e0 une politique des minorit\u00e9s fond\u00e9e sur les droits individuels, \u00e9tait connue depuis longtemps. Rainer Hofmann, qui a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 membre du conseil d\u2019administration de l\u2019EZM, d\u00e9fendait en effet l\u2019opinion selon laquelle il existe dans le monde \u00ab des Etats ethniquement homog\u00e8nes \u00bb, auxquels s\u2019opposent des Etats \u201cethniquement\u201d m\u00e9lang\u00e9s, regroupant diff\u00e9rentes \u00ab communaut\u00e9s ethniques \u00bb. D\u2019apr\u00e8s lui, selon les auteurs, les \u00ab communaut\u00e9s ethniques \u00bb poss\u00e8dent un \u00ab droit \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination \u00bb les prot\u00e9geant contre toute \u00ab assimilation \u00bb. Le droit des peuples autorise les \u00ab communaut\u00e9s ethniques \u00bb, m\u00eame \u00ab assimil\u00e9es \u00bb, \u00e0 employer des moyens \u00ab m\u00eame violents \u00bb, dans le but de fonder leur propre Etat ou de modifier par la violence les fronti\u00e8res existantes. Hofmann a d\u00e9velopp\u00e9 ce type de th\u00e9ories funestes au sein d\u2019associations d\u2019expuls\u00e9s. Le minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur et son d\u00e9partement des \u00ab expuls\u00e9s \u00bb aurait contribu\u00e9 au financement des recherches men\u00e9es par Hofmann. Quand on consid\u00e8re l\u2019arri\u00e8re-plan dans lequel \u00e9voluait ce membre du conseil d\u2019administration de l\u2019EZM, on imagine \u00e0 quelles fins le \u00ab Centre Europ\u00e9en \u00e0 la Question des Minorit\u00e9s \u00bb a pu \u00eatre cr\u00e9\u00e9. Il serait funeste, soulignent H. R. Minow et W. Goldenbach, de sous-estimer une troisi\u00e8me fois les conceptions ethniques qui fondent cette politique dans l\u2019espace europ\u00e9en.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(1) Editions Fran\u00e7ois-Xavier de Guibert, 2002. Hans-R\u00fcdiger Minow est un journaliste et cin\u00e9aste allemand, Walter von Goldenbach est le pseudonyme d\u2019une personnalit\u00e9 qui \u00e9voluait dans le cadre du minist\u00e8re allemand des affaires \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n ","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019une guerre \u00e0 l\u2019autre. 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