{"id":190,"date":"2016-11-26T19:14:51","date_gmt":"2016-11-26T18:14:51","guid":{"rendered":"http:\/\/lunipop.fr\/?p=190"},"modified":"2016-11-26T19:28:51","modified_gmt":"2016-11-26T18:28:51","slug":"vi-le-liberalisme-jean-baptiste-say-et-ses-emules","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lunipop.fr\/?p=190","title":{"rendered":"VI. Le lib\u00e9ralisme. Jean-Baptiste Say et ses \u00e9mules"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Baptiste Say est consid\u00e9r\u00e9 comme le fondateur de la science \u00e9conomique du XIXe si\u00e8cle en France. N\u00e9 \u00e0 Lyon, il a commenc\u00e9 sa carri\u00e8re comme commis de banque. Il se rend par la suite en Angleterre tout \u00e0 son admiration pour l\u2019extension de la r\u00e9volution industrielle. Il deviendra par la suite filateur de coton (son fr\u00e8re est fabricant de sucre). En 1803, il publie un <em>Trait\u00e9 d&rsquo;\u00e9conomie politique<\/em>, qui se r\u00e9clame de la haute science et deviendra la Bible des lib\u00e9raux. Oppos\u00e9 \u00e0 la politique de Napol\u00e9on (qui ne favorise pas le libre-\u00e9change, notamment \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;Angleterre), il trouve \u00e0 se faire une place sous la Restauration. Il est nomm\u00e9 en 1819 Professeur au Conservatoire des Arts et M\u00e9tiers et multiplie les publications. Marx le d\u00e9nomme \u00ab\u00a0le comique petit Prince de la science\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son <em>Trait\u00e9 d&rsquo;Economie Politique<\/em> est cens\u00e9 introduire en France les th\u00e9ories d&rsquo;Adam Smith. Say se d\u00e9clare dans ce Trait\u00e9 en rupture totale avec la conception de l&rsquo;\u00e9conomie politique, au sens ancien du terme (recherche d&rsquo;un bien mat\u00e9riel commun dans le cadre d&rsquo;une nation). Il critique en ce sens les \u201cmercantilistes\u201d et se montre plus nuanc\u00e9 avec les Physiocrates, dont il critique surtout la notion de \u00ab\u00a0produit net\u00a0\u00bb (qui serait issu seulement de la production agricole). Mais il appr\u00e9cie leur conception de l&rsquo;\u00e9conomie comme \u00e9tant r\u00e9gl\u00e9e par des lois naturelles immuables\u00a0: \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9s constantes et \u00e9ternelles\u00a0\u00bb d\u00e9coulant de la \u00ab\u00a0nature des choses\u00a0\u00bb. Les gouvernements n&rsquo;ont pas, selon lui, \u00e0 se m\u00ealer de l&rsquo;\u00e9conomie. \u00ab\u00a0Les richesses, dit-il, sont essentiellement ind\u00e9pendantes de l&rsquo;organisation politique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il limite ainsi le champ de la politique au rapport peuple \/ gouvernement, et \u00e0 la protection de l&rsquo;\u00e9conomie lib\u00e9rale. Il admet cependant que le d\u00e9veloppement de la richesse puisse n\u00e9cessiter un gouvernement stable, favorisant le libre d\u00e9veloppement des \u00e9changes, le principe de la concurrence et de la libert\u00e9 du travail. Ce trait sera d\u00e9velopp\u00e9 par des continuateurs de Say.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi Garnier voit dans la science \u00e9conomique une \u00ab\u00a0science naturelle et morale \u00e0 laquelle tous doivent \u00eatre\u00a0 soumis\u00a0\u00bb. Le v\u00e9ritable lien social est selon lui constitu\u00e9 \u00ab\u00a0par la concurrence\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0v\u00e9ritable principe de souverainet\u00e9 dans la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb. Un autre tenant de ce courant ultra-lib\u00e9ral, Bastiat, \u00e9tablit, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;absurde, le fantasme d&rsquo;une conformit\u00e9 entre le libre d\u00e9ploiement des int\u00e9r\u00eats particuliers et la r\u00e9alisation du bien de tous. Il r\u00e9duit la logique de la production capitaliste \u00e0 celle d&rsquo;un n\u00e9gociant r\u00e9alisant des profits, pour le plus grand bien des consommateurs, en achetant moins cher \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger des produits qui co\u00fbtent plus cher dans le pays (1).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le\u00a0 Trait\u00e9 de Jean-Baptiste Say se divise en trois parties : Production &#8211; Distribution &#8211; Consommation. Mais son sch\u00e9ma de la circulation des richesses est beaucoup plus sommaire que celui de Quesnay, et sur les concepts de <strong>valeur<\/strong>, de monnaie, de production, il est en r\u00e9gression par rapport aux th\u00e9ories classiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rompant avec les analyses d&rsquo;Adam Smith, il pose que la valeur d&rsquo;une marchandise n&rsquo;est nullement li\u00e9e \u00e0 la quantit\u00e9 de travail qui y est incorpor\u00e9e. Il ne se pr\u00e9occupe donc pas du caract\u00e8re double des produits lorsqu&rsquo;ils prennent la forme de marchandises (valeur d&rsquo;\u00e9change, valeur utile). C&rsquo;est pourquoi, il pr\u00e9f\u00e8re user du terme de \u00ab\u00a0produit\u00a0\u00bb, plut\u00f4t que de marchandise, notion valable dans tous les modes de production, et non sp\u00e9cifiquement dans le mode marchand.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour lui, l&rsquo;utilit\u00e9 est le seul fondement de la valeur, Sans \u201csubstance\u201d, la valeur ou prix mesurerait seulement l&rsquo;utilit\u00e9 que lui reconnaissent les consommateurs. La demande (ou le d\u00e9sir) serait la cause des prix qu&rsquo;on est pr\u00eat \u00e0 mettre pou se procurer telle ou telle chose. Ceci se poserait en fonction de leur raret\u00e9 relative sur le march\u00e9. S&rsquo;il y a plus de demande que d&rsquo;offre pour un produit, son prix serait alors appr\u00e9ci\u00e9 \u00e0 un niveau sup\u00e9rieur. Ainsi, pour Say, la valeur des produits ne se d\u00e9finit que dans et par le \u201ccommerce\u201d, dans une gigantesque confrontation entre les d\u00e9sirs d&rsquo;utilit\u00e9s des consommateurs et les offres disponibles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puisque l&rsquo;utilit\u00e9 (subjectivement per\u00e7ue) est ce qui d\u00e9termine la valeur, J.B. Say ne cherche pas \u00e0 rapporter le mobile de la production capitaliste \u00e0 la recherche de profit (d\u00e9pendant de la valeur cr\u00e9\u00e9e par le travail). La production capitaliste para\u00eet gouvern\u00e9e par un but plus noble : la satisfaction des besoins du consommateur. De plus, comme cette production ne semble avoir pour but que l&rsquo;utilit\u00e9, Say consid\u00e8re que la production n&rsquo;est pas seule productive de valeurs (d&rsquo;utilit\u00e9s), mais aussi le commerce, et toute autre activit\u00e9 jug\u00e9e utile\u00a0 : la finance, les services divers. Il va de soi qu&rsquo;en supprimant la question de la substance de la valeur, le travail, J.B. Say ne peut poser la contradiction qui se d\u00e9veloppe entre le capital et le travail, et entre classes sociales. Selon lui, il n&rsquo;y a que profit r\u00e9ciproque dans l&rsquo;\u00e9change g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;utilit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce sch\u00e9ma, la monnaie, ou argent, n&rsquo;a aucun statut th\u00e9orique, elle ne sert qu&rsquo;\u00e0 faciliter les \u00e9changes. Sa valeur n&rsquo;est pas d\u00e9termin\u00e9e par une quantit\u00e9 de travail n\u00e9cessaire \u00e0 sa production, mais, ici encore, d\u00e9pend de sa seule utilit\u00e9. En cons\u00e9quence, la valeur de l&rsquo;argent d\u00e9cline ou s&rsquo;accro\u00eet, en fonction de son utilit\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire de l&rsquo;importance des produits en circulation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>***<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le <strong>cycle g\u00e9n\u00e9ral production-distribution-consommation<\/strong> est r\u00e9duit \u00e0 la portion congrue. Des sch\u00e9mas partiels \u00e9tablissent des rapports entre production et consommation, pour l&rsquo;entreprise, pour l&rsquo;entrepreneur, pour le salari\u00e9, mais ils se r\u00e9duisent \u00e0 un sch\u00e9ma d&rsquo;ensemble\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Produits ==&gt; &lt;== Produits. \u00ab\u00a0C&rsquo;est avec des produits que nous achetons ce que d&rsquo;autres ont produit\u00a0\u00bb. L&rsquo;ajustement, ou \u00ab\u00a0balance des consommations avec la production\u00a0\u00bb, se fait \u201cnaturellement\u201d.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aucun probl\u00e8me pour Jean-Baptiste Say. Tout ce qui est produit trouve n\u00e9cessairement des consommateurs solvables. Ce qui est produit est achet\u00e9 et ce qui est achet\u00e9 est produit. Certes il faut tenir compte des co\u00fbts de production, mais si le co\u00fbt de production est sup\u00e9rieur au prix du produit par rapport \u00e0 la demande, Say consid\u00e8re que ce n&rsquo;est plus un produit et que le fabricant renonce \u00e0 le produire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De ce sch\u00e9ma simpliste, qui ne tient pas compte des contradictions r\u00e9elles, Say va tirer ce qu&rsquo;il consid\u00e8re comme son apport th\u00e9orique notable, ce qu&rsquo;il nomme la <em>Loi des d\u00e9bouch\u00e9s<\/em>, ou Loi des march\u00e9s (Say&rsquo;s Law of Markets) qui se formule ainsi : \u00ab\u00a0l&rsquo;offre cr\u00e9e sa propre demande\u00a0\u00bb. Par cons\u00e9quent les crises de surproduction sont impossibles. On suppose au d\u00e9part ce que l&rsquo;on d\u00e9sire trouver dans la conclusion de la d\u00e9monstration.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La loi des d\u00e9bouch\u00e9s, on le voit, se r\u00e9duit \u00e0 la formule du troc \u2014 produit contre produit \u2014 c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 la r\u00e9alisation r\u00e9ciproque imm\u00e9diate d&rsquo;un produit contre un autre. La possibilit\u00e9 d&rsquo;une d\u00e9sadaptation entre production et consommation, que la valeur d&rsquo;une marchandise ne puisse trouver \u00e0 se r\u00e9aliser (\u00eatre achet\u00e9e) est \u00e9vacu\u00e9e. De plus, en neutralisant le r\u00f4le de la monnaie, on \u00e9limine aussi la question de la demande solvable, des revenus disponibles des diff\u00e9rentes classes dans le capitalisme, permettant ou non qu&rsquo;il y ait des acqu\u00e9reurs pour les diff\u00e9rentes marchandises produites.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la th\u00e9orie de Say, c&rsquo;est le besoin (la demande) qui fournit les capitaux qui vont \u00e0 la production, qui \u00e0 son tour s&rsquo;\u00e9change contre la demande, et ainsi de suite. Du point de vue de la science des \u00ab\u00a0lois naturelles de l&rsquo;\u00e9conomie\u00a0\u00bb, il peut y avoir des d\u00e9s\u00e9quilibres partiels et temporaires, simples crises d&rsquo;adaptation \u00e0 la demande pour une branche particuli\u00e8re, mais cela est compens\u00e9 par la demande dans une autre. Say raisonne comme si la libre circulation des hommes et des capitaux se portaient sans d\u00e9lai, ni adaptation vers l&rsquo;industrie la plus rentable. La concurrence permet toujours de r\u00e9ajuster l&rsquo;\u00e9quation : Produit s&rsquo;\u00e9change contre produit. Et \u00e0 ceux qui s&rsquo;interrogeaient sur le fait qu&rsquo;il arrive que les produits ne puissent trouver \u00e0 se vendre, Say r\u00e9pliquait : qu&rsquo;un bien invendu ne m\u00e9rite pas le nom de produit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puisque les crises de surproduction ne peuvent dans le sch\u00e9ma id\u00e9al de Say avoir des causes dans la base \u00e9conomique, il les attribue \u00e0 des causes politiques : le mouvement ouvrier, les erreurs du gouvernement ou des fabricants, les mauvais calculs, les guerres, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>***<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur cette question des crises, un continuateur de Jean-Baptiste Say, encore plus indigent, Joseph Garnier, avance pour sa part que les crises sont dues \u00e0 l&rsquo;insuffisance d&rsquo;esprit lib\u00e9ral, quand le jeu de la concurrence est fauss\u00e9 par de mauvais r\u00e8glements administratifs. Plus cynique, Courcelle-Seneuil, voit dans les crises, non sans raison, une forme in\u00e9luctable de redistribution des capitaux (\u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9limination des canards boiteux\u00a0\u00bb, pour reprendre une formule d\u2019un premier ministre\u00a0: Raymond Barre). Dunoyer, tout aussi cynique, mais meilleur th\u00e9oricien, \u00e9labore pour sa part une th\u00e9orie du cycle \u00e9conomique, et estime que dans la logique d&rsquo;encha\u00eenement des investissements, il y a n\u00e9cessairement un d\u00e9s\u00e9quilibre entre production et demande, ce qui aboutit \u00e0 des crises de surproduction, elles aussi in\u00e9vitables, jusqu&rsquo;au r\u00e9tablissement de l&rsquo;\u00e9quilibre. Au contraire de Say, Dunoyer prend en compte le double caract\u00e8re du travail et la question du travail comme cr\u00e9ateur d&rsquo;une \u00ab\u00a0valeur ajout\u00e9e\u00a0\u00bb, ou plus-value.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques mots encore sur Dunoyer, partisan d&rsquo;un lib\u00e9ralisme plus ou moins absolu, qui estime comme les autres lib\u00e9raux que les lois de l&rsquo;\u00e9conomie sont des lois naturelles auxquelles on ne doit pas faire obstacle. Toutefois, il n&rsquo;identifie pas le libre jeu des int\u00e9r\u00eats particuliers avec un ordre providentiel engendrant une harmonie spontan\u00e9e pour le bien de la soci\u00e9t\u00e9. La science \u00e9conomique n&rsquo;est pas pos\u00e9e par lui comme universelle, mais comme simple science de \u00ab\u00a0l&rsquo;ensemble du domaine marchand\u00a0\u00bb, auquel il peut int\u00e9grer les services s&rsquo;ils prennent la forme de marchandises.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la conception de Dunoyer, un point int\u00e9ressant est \u00e0 signaler par rapport au marxisme. Dunoyer \u00e9tablit un rapport entre les diff\u00e9rents \u00ab\u00a0<em>modes de produire<\/em>\u00a0\u00bb et l&rsquo;organisation de la soci\u00e9t\u00e9, y compris son organisation politique, ou, pour le dire comme les marxistes, entre infrastructure et superstructure. Il indique en 1817 : \u00ab\u00a0D&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale [&#8230;] les moyens que les peuples sont capables d&#8217;employer pour se procurer les choses n\u00e9cessaires \u00e0 leur existence, d\u00e9terminent la forme de l&rsquo;organisation sociale\u00a0\u00bb. Il en d\u00e9duit qu&rsquo;en fonction des \u00ab\u00a0modes de produire\u00a0\u00bb, on passe d&rsquo;un mode d&rsquo;organisation sociale \u00e0 un autre, chaque type de soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tant sup\u00e9rieur au pr\u00e9c\u00e9dent. Pour lui, la politique et l&rsquo;\u00c9tat ne sont ainsi que des superstructures, ou de simples appendices de la base \u00e9conomique, model\u00e9s par elle, et qui ne peuvent infl\u00e9chir son mouvement. Il en d\u00e9coule que dans la soci\u00e9t\u00e9 industrielle marchande, <em>l&rsquo;\u00c9tat est appel\u00e9 \u00e0 d\u00e9p\u00e9rir<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 abaisser sa tutelle sur l&rsquo;\u00e9conomie, pour \u00eatre en accord avec la base, le libre jeu des initiatives priv\u00e9es. Les socialistes sont critiqu\u00e9s parce qu&rsquo;ils s&rsquo;opposent \u00e0 cette tendance et veulent \u00e0 renforcer le pouvoir politique et l&rsquo;\u00c9tat pour juguler le libre jeu des forces de l&rsquo;\u00e9conomie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>NOTE<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0(1) La d\u00e9monstration repose sur la mise en \u00e9vidence du b\u00e9n\u00e9fice que le consommateur retire du commerce par l&rsquo;import-export, sans m\u00eame qu&rsquo;on ait \u00e0 se pr\u00e9occuper de la production. Ainsi, si l&rsquo;on exporte des produits d&rsquo;une valeur de 10, sur lesquels, dans un pays \u00e9tranger, on fait un b\u00e9n\u00e9fice de 5, avec cette valeur de 15, on ach\u00e8te un produit que l&rsquo;on importe en France, o\u00f9 on le revend 20. Il y a ainsi profit de 10 pour le consommateur, le n\u00e9gociant et la nation.<\/p>\n ","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Baptiste Say est consid\u00e9r\u00e9 comme le fondateur de la science \u00e9conomique du XIXe si\u00e8cle en France. N\u00e9 \u00e0 Lyon, il a commenc\u00e9 sa carri\u00e8re comme commis de banque. Il se rend par la suite en Angleterre tout \u00e0 son admiration pour l\u2019extension de la r\u00e9volution industrielle. 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